Scorsese : Il ne s'agit que de cette obsession. Il n'y a de place pour rien d'autre. J'ai connu cela dans mes relations personnelles, que je limite à un noyau d'amis. Je connais cela dans toutes les choses de ma vie

Martin Scorsese : "Le plus ironique, c'est qu'une partie de moi-même est toujours obsédée et se connaît en Rupert. Et c'est bien pourquoi j'ai pu faire ce film. Mais par ailleurs, je pouvais, désormais, m'identifier à Jerry. Je pouvais voir Rupert avec les yeux de Jerry, et inversement. C'était une sensation très étrange, parfois terrifiante, que de pouvoir se partager entre ces deux personnages. De vivre cette obsession et de la regarder du dehors. (...) Il ne s'agit que de cette obsession. Il n'y a de place pour rien d'autre. J'ai connu cela dans mes relations personnelles, que je limite à un noyau d'amis. Je connais cela dans toutes les choses de ma vie. Je ne crois pas que ce soit la meilleure façon de vivre, mais c'est comme ça. Jerry Langford a eu cette obsession, mais depuis qu'il a atteint son but, il est paumé. En tant que cinéaste, je vis moi-même ce problème. C'est une autre des raisons pour lesquelles j'ai entrepris un film rétrospectif et de transition comme King of Comedy. A force de travailler, je croyais l'avoir résolu, ce problème, mais l'émotion s'est émoussée et je me demande parfois avec angoisse quelle sera ma prochaine obsession". 

Martin Scorsese, Positif 267, mai 1983, cité par Michel Cieutat, MARTIN SCORSESE, Rivages / Cinéma page 186

Scorsese : Il ne s'agit que de cette obsession. Il n'y a de place pour rien d'autre. J'ai connu cela dans mes relations personnelles, que je limite à un noyau d'amis. Je connais cela dans toutes les choses de ma vie

 

 

 

DEMOS COMEDIENNES | Sophie MARECHAL