Orson Welles était fasciné par les contradictions des gens et de leurs attitudes, peut-être parce qu'il était lui-même un personnage contradictoire

"Orson était fasciné par les contradictions des gens et de leurs attitudes, peut-être parce qu'il était lui-même un personnage contradictoire. Je l'ai vu lors d'un talk-show des années soixante-dix, et l'attitude qu'il me manifesta sur les ondes n'avait rien d'amical. Je lui envoyai un petit mot, disant que j'avais voulu savoir ce qu'il éprouvait et que je pensais l'avoir découvert. Le lendemain, je reçus une enveloppe, avec deux lettres séparées, plus un petit mot. La première lettre tenait en deux paragraphes très austères, disant qu'en effet je méritais bien quelques critiques, et que ma susceptibilité était déplacée. Dans la deuxième, beaucoup plus longue, il s'excusait abjectement, regrettait ses propos qu'il considérait comme une trahison. Le petit mot qui y était attaché précisait que, puisque chaque lettre était valable, il avait envoyé les deux." 

Peter Bogdanovich, Orson Welles

Orson Welles était fasciné par les contradictions des gens et de leurs attitudes, peut-être parce qu'il était lui-même un personnage contradictoire

 

 

 

DEMOS COMEDIENNES | Sophie MARECHAL