Ariane Mnouchkine : Comme je me méfie comme de la peste des bonnes idées, je les essaie. Mais neuf fois sur dix, une idée reste une idée, et elle sort. Nous avons besoin de nécessité

"Comme je me méfie comme de la peste des bonnes idées, je les essaie. Mais neuf fois sur dix, une idée reste une idée, et elle sort. Nous avons besoin de nécessité."

ARIANE MNOUCHKINE, Mettre en scène, Actes Sud-Papiers, page 66

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-> "Le travail collectif n'est pas la censure collective. Quand on discute d'une idée, il faut éviter qu'elle soit combattue par trois ou quatre avant même d'être totalement exprimée. Cela, nous avons appris à ne pas le faire. On essaie les idées les plus folles de certains. On ne les écrase jamais dans l'oeuf. Ensuite, il faut laisser avancer ceux qui avancent, c'est-à-dire laisser apparaître les éclaireurs, ceux que j'appelle les "locomotives". Le travail collectif est tout sauf un travail égalitariste. Il y a ceux qui mènent, qui inventent, à tous points de vue, et ceux qui sont moins expérimentés, ou moins en forme, et qui suivent, mais qui sont aussi indispensables."

(Ariane Mnouchkine,
Cartoucherie, samedi 14 décembre 2002,
L'art du présent, Entretiens avec Fabienne Pascaud,
Plon, page 69)

THEATRE DU SOLEIL - ARIANE MNOUCHKINE : L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, Roi du Cambodge (1985) - Norodom Sihanouk (Georges Bigot), un paysan (Zinedine Soualem), Mme Khieu Samnol (Myriam Azencot), un paysan (Simon Abkarian) crédits photo : Michèle Laurent

 

 

 

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