Yves Montand, à propos de son rôle dans César et Rosalie : "J'aurai toujours une grande tendresse pour Claude Sautet. Il m'a vraiment percé à jour, à mon insu si je puis dire. Il a très bien compris que ce qui pouvait être considéré chez moi comme de la faiblesse, ou un manque de connaissances, n'était qu'une forme de maladresse et de naïveté, qui l'est bien sûr beaucoup moins aujourd'hui, puisqu'il me l'a révélée. Il a su utiliser ce qu'il lui fallait pour son personnage : à la fois une grande santé et cette grande naïveté. Il a aussi fait ressortir tout un côté méridional, ce qui a conduit certains journalistes à me comparer à tort à Raimu. Comparaison que je prends comme un grand compliment, naturellement... Il y a des rôles, comme ça, qui vous libèrent et vous enrichissent."

Claude Sautet, direction d'acteurs : "(Trouver chez les comédiens) cet âge mental caché au fond de chacun de nous et qui se situe dans l'adolescence". 
"(Les acteurs) c'est un ensemble comme en musique, ce sont des notes entre elles, tant horizontalement que verticalement, c'est-à-dire dans leur durée." 
"(Le tournage de César et Rosalie) fut un tournage difficile (...). Un climat pas toujours très bon entre les trois comédiens, c'est le moins qu'on puisse dire. Je devais sans cesse intervenir, alternant le chaud et le froid pour panser des blessures d'amour-propre et de susceptibilité. (...) Sami Frey était tétanisé, craignant de ne pas exister face à César (Yves Montand), d'être trop pâle et laminé par l'extraversion attractive de Montand. Je devais donc lui redonner confiance (...). La situation s'est améliorée pour Sami quand sont venues les scènes qui l'avantagent, notamment dans la course de voitures."
"Soyons justes, les comédiens nous aiment parce qu'ils attendent de nous qu'on leur permette de donner."

Citations extraites de Claude Sautet, par Sandra Marti, 
Les Grands Cinéastes, Gremese

Claude Sautet, direction d'acteurs : les comédiens nous aiment parce qu'ils attendent de nous qu'on leur permette de donner