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René Girard : Ce n'est plus l'image, ici, qui sacralise la perception, c'est la perception qui sacralise l'image. Mais Proust traite cette fausse image en image vraie et lui fait réfléchir le sacré d'emprunt qu'elle tient du médiateur

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Peter Greenaway : J'allais voir des films commerciaux comme tout le monde. Un jour un ami m'emmena voir Le Septième Sceau de Bergman. C'est alors que je me suis rendu compte des possibilités du cinéma

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Le maître à l'acteur : En arrivant ici tu attendais trop de moi. Il fallait que tu t'accommodes à moi, que je perde de mon importance pour que je puisse te parler sans te décevoir

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André Dussollier : C'est un sourire de défense, ou une volonté que tout soit apaisé, quoi. Moi je suis né en 46, juste après la guerre

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Sheila : C'est un métier de lumière. Le jour où ça va moins bien, vous êtes rayée des listes, vous êtes rayée de tout le monde... C'est pas un monde où on partage

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Terrence Malick : Kit pense qu'il est un personnage d'un poids historique. Mais la fille, sa meilleure historienne, vit une autre vie, si bien que son histoire coule à pic, sans laisser de traces

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Eric Lacascade : Sans les acteurs, d'ailleurs, je n'ai pas de fantasme. Daria Lippi est le guide et la possibilité de mes fantasmes. Mes hypothèses vivent au travers de son corps

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Francine Landrain : on est allé au bout dans la déconstruction, plus loin que ça, on va tous mourir. Il faut retourner joyeusement et naïvement au spectacle, à la narration, au personnage : THE SHOW MUST GO ON

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Jane Campion : Explorer plusieurs niveaux. Il suffit de le vouloir, comme David Lynch. C'est une chose courante en littérature  et je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas au cinéma

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Jacques DELCUVELLERIE, le Groupov : Je leur propose cet accouchement impossible de l'in-ouï, la phrase de Joyce que je cite toujours : Je veux serrer dans mes bras la beauté qui n'a pas encore paru au monde

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Maurice Pialat : Ma déception vient surtout de là. Je fais trop confiance au public et je place la barre trop haut. En fait, les gens aiment ce qui est facile. Et qu'on le veuille ou non, le cinéma a besoin de succès

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David Lescot : J'aime la photographie de théâtre. Je me souviens d'avoir donné des indications à un comédien en lui rappelant comment il se tenait sur la photo d'un spectacle que je n'ai pas vu

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Alan Schneider, à propos des critiques : A mesure que l'on monte les nouvelles pièces, les anciennes s'améliorent (à leurs yeux) tandis que la pièce en cours est détestable

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Jean-Marie Piemme : Ecrivant pour l'actrice, à partir d'elle, je multiplie ses masques, je multiplie les miens. Le théâtre m'exprime parce qu'il me cache. Janine Godinas est mon tremplin imaginaire

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David Fincher : A l’inverse de la télévision, le cinéma a perdu de sa richesse. Quand vous allez au cinéma, vous allez au spectacle, et quand vous regardez une série, vous allez à la bibliothèque

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Christophe Honoré : Ne plus vouloir entendre parler du théâtre n'est pas si éloigné de ne plus vouloir entendre parler du vivant. L'idée que le théâtre pue, comme le vivant sent mauvais, est de plus en plus commune dans le milieu cinématographique

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Anne-Cécile Vandalem : On s'obstine à vouloir gagner, alors que dans la réalité, la plupart du temps, on perd. Pour moi, regarder la perte en face et la sublimer, c'est se redonner de la puissance

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Pierre Berthomieu (POSITIF) : Malick, Song to Song : Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)

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Maëlle Poésy : on pose toujours les mêmes questions aux femmes-metteurs en scène, si nous traduisons un point de vue féminin sur le monde. Mais on ne demande jamais aux metteurs en scène hommes s'ils imprègnent les leurs d'un regard masculin

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John Cassavetes : Tous les acteurs de valeur sont lunatiques, impossibles à vivre. Il est bien qu'il en soit ainsi. Pour jouer vous voulez quelqu'un qui soit en colère. Ce qu'il faut, c'est une compréhension des problèmes humains

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Christine Letailleur : Poser un regard de femme sur des territoires du désir, de la sexualité, de l'érotisme, voire de la pornographie, dérange, comme si ces domaines appartenaient aux hommes, qu'ils en avaient délimité les contours, leurs représentations

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Grzegorz Jarzyna : Ce qui me manque le plus au théâtre, c'est la possibilité de s'approcher pour voir le visage du comédien. Comment trouver un procédé équivalent au plan rapproché au théâtre ? Moi, j'essaye de placer le comédien sur le proscenium

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Satyajit Ray : L'idée au coeur de tous les arts : j'ai voyagé à travers le monde entier, vu des montagnes et des mers, tout. La seule chose que j'ai manquée, c'est d'avoir franchi le pas de ma porte pour voir une goutte de rosée sur une feuille d'herbe

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Robert Bresson : On m'accuse maintenant de traîner à la fin d'une scène parce que dans les films actuels, dès que le dialogue s'arrête, ou il faut de la musique ou il faut passer à un autre dialogue. On considère, sinon, qu'il y a un trou !

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Lars von Trier : Si les choses existent dans l'esprit des gens comme dans la réalité, elles doivent être montrées. C'est une obligation

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Philippe Garrel : Le cinéma idéal ça serait des couples qui tournent pour le bonheur de tourner, c'est tout; le montrer, c'est malgré tout. Ou alors le montrer à son amour pour qui on a fait le film, ou à son meilleur ami

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Louise Chevillotte, Esther Garrel | L'Amant d'un Jour | Philippe Garrel

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Werner Herzog : Au cinéma, il y a plusieurs niveaux de vérité et le soi-disant cinéma-vérité représente la vérité la plus primaire et la plus ennuyeuse. Aguirre, ce qui m'intriguait, me fascinait, c'était cette fièvre qui possédait gens et paysages

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