Jacques Doillon : Une des grandes réussites de Cassavetes, dans Une femme sous influence, c'était comment ça durait insupportablement entre sa femme, lui rentrant, les enfants. Quand on veut réduire la scène de ménage ça ne marche pas

 

Jacques Doillon :

"J'aimais bien Nous ne vieillirons pas ensemble de Pialat, qui est une sorte d'improvisation autour d'une seule scène. (...) 

Ce qui est insupportable, dans la scène de ménage, c'est que ça dure. Et au cinéma c'est la durée qui fait que c'est réussi. Une des grandes réussites de Cassavetes, dans Une femme sous influence, c'était comment ça durait insupportablement entre sa femme, lui rentrant, les enfants ; ça n'en finissait plus, c'était admirable. Quand on veut réduire la scène de ménage ça ne marche pas, ça devient sans intérêt." 

L'amour aux enchères, entretien avec Jacques Doillon, réalisé par Alain Bergala et Alain Philippon, le 24 avril 1984,
Cahiers du Cinéma n°360/361, été 1984, pages 23-24

 

Photo :

Une femme sous influence, John Cassavetes : 

"On s'aime tous, alors vous n'avez pas à vous en faire.
On a veillé très tard,  et ça a été très dur. 
Mais demain, tout ira mieux".

Peter Falk : Nick Longhetti / Gena Rowlands : Mabel Longhetti