Une histoire immortelle (The Immortal Story) est un film réalisé par Orson Welles pour la télévision française. Il est tourné en 1967 et diffusé en 1968. | Jeanne Moreau : Virginie Ducrot - Orson Welles : M. Charles Clay

 

CHARLES TESSON, CAHIERS DU CINEMA, à Jeanne MOREAU : "Bresson disait que la vérité du modèle est dans l'automatisme. Dans la vie, on fait beaucoup de gestes machinaux, c'est lorsqu'on est ainsi et qu'on ne pense pas à ce qu'on fait, qu'on est juste. Vous y croyez ?"

JEANNE MOREAU : "Bien sûr. C'est absolument exact. A partir du moment où il y a une préméditation dans l'immédiateté, il n'y a pas de pureté. [Silence] Je cherche le mot juste. (...) Moi, j'aime bien le verbe "être habité", on n'emploie plus des expressions comme ça. Etre habité par une émotion, par une pensée."

CAHIERS DU CINEMA : "Certains cinéastes comme Bresson font tout pour obtenir du comédien un geste précis au moment de la prise."

JEANNE MOREAU : "Je trouve ça épatant. C'est ce que Bunuel demandait."

CAHIERS DU CINEMA : "Et vous vous y retrouvez quand on vous dit ça ?"

JEANNE MOREAU : "C'est provocateur [en chuchotant]. Qu'est-ce qu'il va se passer si je le prends comme ça ? C'est merveilleux. Quand on faisait des prises avec Orson (Welles), pas un mot, rien d'écrit : "Tu regardes par ici." Dans Histoire immortelle, la scène d'amour dans le lit, une fois que toutes les bougies ont été allumées... Il y avait une chaleur extraordinaire dans la voix d'Orson qui donnait des indications : "L'épaule doit tourner comme ça." C'est merveilleux, c'est comme si quelqu'un vous berçait."

CAHIERS DU CINEMA : "Il y a des comédiens qui se sentent dévalorisés, traités comme des pantins, des marionnettes."

JEANNE MOREAU : "Non, moi je me prends pour une déesse. Je me dis que s'il me demande de faire ça, c'est que je suggère, je fais naître en lui des tas d'images."

 

Jeanne Moreau, l'éternité pliée, entretien avec Charles Tesson, Cahiers du Cinéma n°570, juillet-août 2002, page 56
Propos recueillis les 6 et 13 décembre 2001 et le 13 juin 2002

 

Une histoire immortelle (The Immortal Story) est un film réalisé par Orson Welles pour la télévision française. Il est tourné en 1967 et diffusé en 1968. | Jeanne Moreau : Virginie Ducrot - Orson Welles : M. Charles Clay
Une histoire immortelle (The Immortal Story) est un film réalisé par Orson Welles pour la télévision française. Il est tourné en 1967 et diffusé en 1968. | Jeanne Moreau : Virginie Ducrot - Orson Welles : M. Charles Clay

 

Une histoire immortelle (The Immortal Story),

un film réalisé par Orson Welles pour la télévision française. Tourné en 1967 et diffusé en 1968.

Jeanne Moreau : Virginie Ducrot - Orson Welles : M. Charles Clay

 

 

ERIKA LINDER model actress

 

Erika LINDER

One of the most impressive silver screen outings for a model to date - EYE FOR FILM

Model Erika Linder announces herself as a promising screen presence - VARIETY

 

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POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

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