Eric Rohmer : J'ai toujours fait des films pour qu'ils prennent tout leur intérêt lorsqu'on y repense, pas seulement pour l'impression immédiate. Il faut que j'aie pu en rêver

 

Eric Rohmer : "Je peux ajouter qu'il y a un côté onirique dans toutes mes histoires. Toutes peuvent avoir été rêvées par le personnage, à un moment donné de l'action. (...) Il y a un moment d'absence. Tous les personnages ont un moment d'absence dans lequel l'histoire peut être relue d'une autre façon. J'ai toujours fait des films pour qu'ils prennent tout leur intérêt lorsqu'on y repense, pas seulement pour l'impression immédiate. Lorsqu'on me demande mon avis, à la sortie d'un film, je ne peux pas répondre, il faut qu'une nuit au moins ait passé, il faut que j'aie pu en rêver." 

Extrait d'un Entretien avec Eric Rohmer réalisé par Pascal Bonitzer et Serge Daney, pages 37-38 des Cahiers du Cinéma 32/324, mai 1981, Situation du Cinéma Français I

-> Voir aussi : Eric Rohmer : Ce qui m’irrite, ce que je n’aime pas dans le cinéma moderne, c’est le fait de réduire les gens à leur comportement ; mes Contes Moraux ont certainement un côté onirique

 

 

ERIKA LINDER model actress

 

Erika LINDER

One of the most impressive silver screen outings for a model to date - EYE FOR FILM

Model Erika Linder announces herself as a promising screen presence - VARIETY

 

* * *

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

films7 | films actors directors