Eric Rohmer : J'ai toujours fait des films pour qu'ils prennent tout leur intérêt lorsqu'on y repense, pas seulement pour l'impression immédiate. Il faut que j'aie pu en rêver

 

Eric Rohmer : "Je peux ajouter qu'il y a un côté onirique dans toutes mes histoires. Toutes peuvent avoir été rêvées par le personnage, à un moment donné de l'action. (...) Il y a un moment d'absence. Tous les personnages ont un moment d'absence dans lequel l'histoire peut être relue d'une autre façon. J'ai toujours fait des films pour qu'ils prennent tout leur intérêt lorsqu'on y repense, pas seulement pour l'impression immédiate. Lorsqu'on me demande mon avis, à la sortie d'un film, je ne peux pas répondre, il faut qu'une nuit au moins ait passé, il faut que j'aie pu en rêver." 

Extrait d'un Entretien avec Eric Rohmer réalisé par Pascal Bonitzer et Serge Daney, pages 37-38 des Cahiers du Cinéma 32/324, mai 1981, Situation du Cinéma Français I

-> Voir aussi : Eric Rohmer : Ce qui m’irrite, ce que je n’aime pas dans le cinéma moderne, c’est le fait de réduire les gens à leur comportement ; mes Contes Moraux ont certainement un côté onirique