Un scénario non réalisé de Michelangelo Antonioni : Techniquement douce. Extrait.

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T : Tu m'aimes ? 

LA JEUNE FILLE : Oui, mais je ne sais pas où te mettre.

(...)

VOIX DE T : Mais, elle me plaît même lorsqu'elle dit des bêtises, qu'elle pousse un geignement, émet un son. Je ne lui ai pas demandé où elle habite, ce qu'elle est venue faire ici en cette saison... J'aime bien découvrir les choses petit à petit. Il me semble que les choses que l'on vient à apprendre comme par hasard sont plus vraies que les autres.

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Michelangelo Antonioni : "Les acteurs devaient être Jack Nicholson et Maria Schneider (*). (...) Lorsque Carlo Ponti me déclara, à l'improviste et inexplicablement, qu'il n'avait plus l'intention de produire le film, qu'il avait changé d'idée, le monde que j'avais péniblement réussi à construire dans mon esprit, fantastique et vrai, mystérieux et très beau, s'effondra d'un seul coup. Les décombres en subsistent encore. Quelque part au fond de moi."

 

Extraits de Michelangelo Antonioni | Techniquement douce, Un scénario non réalisé, Editions Albatros, pages 37, 39, 69, 76

(*) Antonioni retrouvera Jack Nicholson et Maria Schneider plus tard, pour un autre film, The Passenger (Profession Reporter), également produit par Carlo Ponti. 

THE PASSENGER / Profession Reporter - Michelangelo Antonioni / Maria Schneider / Jack Nicholson

 

ERIKA LINDER model actress

 

Erika LINDER

One of the most impressive silver screen outings for a model to date - EYE FOR FILM

Model Erika Linder announces herself as a promising screen presence - VARIETY

 

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POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

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