Springsteen, le bosseur : Il dit qu'il a un diplôme de rock'n'roll. Il a étudié les plus grands. Il voulait comprendre les lois du succès, mais aussi pourquoi tant ont chuté. Il se préparait à surgir, puis à durer. La plus grande bête de scène au monde

 

The Boss. Le bosseur.

"Jusqu'à 13 ans j'étais mort, confiera-t-il à Dave Marsh, alors il veut vivre, et ne jamais perdre le contrôle de sa vie. Lui qui a préféré séché la remise de diplôme du lycée plutôt que de se couper les cheveux comme le proviseur l'exigeait, qui a fui l'Université où sa famille aurait rêvé de le voir aller, dit souvent, d'une simple formule, qu'il a un diplôme de rock'n'roll. Il a étudié les plus grands, les Noirs, les Blancs, leurs rifs, leurs arrangements, leurs pas de danse, leur entrée de scène, leur sortie de scène, il a tout écouté, des plus connus aux plus obscurs, tout visionné, très sérieusement, comme on bachotte, mais pas comme une éponge, il voulait comprendre les lois du succès, mais aussi pourquoi tant ont chuté. Il se préparait à surgir, puis à durer. Ses prestations faisaient de plus en plus parler d'elles, au point aussi de faire de l'ombre aux têtes d'affiches qui disaient ensuite : plus jamais lui. - Il est la plus grande bête de scène au monde, un point c'est tout. Il a toujours su sentir un public. Il savait très bien ce qu'il faisait, il a toujours su ce qu'il faisait sur scène."

Extrait de "Jusqu'à 13 ans j’étais mort" - Grande traversée : Bruce Springsteen, l'expérience américaine par Judith Perrignon, France Culture - Audio en ligne, 1h48

 

 

Bruce Springsteen & The E Street Band - Candy's Room

"baby if you wanna be wild
you got a lot to learn"

 

 

ERIKA LINDER model actress

 

Erika LINDER

One of the most impressive silver screen outings for a model to date - EYE FOR FILM

Model Erika Linder announces herself as a promising screen presence - VARIETY

 

* * *

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

films7 | films actors directors