Sight&Sound : SIGNS AND WONDERS / the late works of Terrence Malick | 'Knight of Cups' improves on repeated viewings, which allow for a better acquaintance with the emotional dilemmas of its characters

 

'Knight of Cups' improves on repeated viewings

Sight&Sound

SIGNS AND WONDERS

"Some critics have been eager to dismiss ‘Knight of Cups’ and the other late works of Terrence Malick for their lofy spiritual ambition and increasing stylisation, but repeat viewings offer rich rewards, helping to peel back the layers beneath the opaque narratives and fractured sense of time"

"These movies have been too readily and, sometimes, gleefully dismissed.

'Knight of Cups' improves on repeated viewings, which allow for a better acquaintance with the emotional dilemmas of its characters; 'To the Wonder', some longueurs and repetitions aside, is a rich, layered, moving experience".

By Kent Jones, Sight&Sound, The International Film Magazine (Revue de cinéma du British Film Institute)

 

Sight&Sound : SIGNS AND WONDERS / the late works of Terrence Malick | 'Knight of Cups' improves on repeated viewings, which allow for a better acquaintance with the emotional dilemmas of its characters

 

Cf Maurice Pialat, à Michel Ciment : "Rien n'empêche personne d'aller voir un film plusieurs fois. Mais les gens capables de goûter quelque chose sont de moins en moins nombreux. Par contre, il y a ceux qui ont cette connaissance, cette envie, cet amour, et qui revoient les films, et c'est d'abord pour eux qu'il faut faire les films, même si on les fait aussi pour les autres. On fait des concessions, et en fait, ça n'est jamais payant de faire des concessions." (Mars 1992, in Michel Ciment, Petite planète cinématographique, Stock, page 38)

Cf Paul Valéry : "Les amateurs exclusifs de nouveau ne songent pas à la qualité de pouvoir être répétée, réentendue, repensée, revue - à la valeur Re - des oeuvres.
C'est ce en quoi une oeuvre devient fonctionnelle - devient forme - une fois qu'elle a franchi le seuil des étonnements bruts.
Conserver la merveille dans l'accoutumance. Ceci est une valeur rare dans les oeuvres. Une femme dont la possession répétée accroît le désir de l'amant est une valeur infinie. (...)
(Les grands artistes) ne s'étudiaient point à se faire remarquer, mais à se faire longuement regarder, - ce qui est fort différent.
Etonner dure peu ; choquer n'est pas un but à longue portée. Mais se faire redemander par la mémoire, instituer un grand désir d'être revu, c'est là viser, non l'instant de l'homme qui passe, mais la profondeur même de son être. Une oeuvre qui rappelle les gens à elle est plus puissante que l'autre qui n'a fait que les provoquer. Ceci est vrai en tout : quant à moi, je classe les livres selon le besoin de les relire qu'ils m'ont plus ou moins inspiré."

 

Terrence Malick | Knight of Cups
Terrence Malick | Knight of Cups

 

Terrence Malick | Knight of Cups

 

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Natalie Portman, Michael Fassbender, Rooney Mara, Ryan Gosling

Song to Song

Terrence Malick 2017

 

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"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

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