TERRENCE MALICK : LA BALADE SAUVAGE / BADLANDS / Martin Sheen / Sissy Spacek

 

Terrence Malick : "Kit pense qu'il est un personnage d'un poids historique, sans pouvoir exactement en mesurer l'importance. Il construit un tas de pierres pour marquer le lieu de son arrestation, il enterre des choses dans le désert, il transmet des "reliques", pensant que dans le futur les gens pourront les monnayer et se rendront compte de son rôle. Et le sentiment de tristesse qui émane du film en conclusion vient en partie du fait que la fille, sa meilleure historienne, vit une autre vie, si bien que son histoire coule à pic, sans laisser de traces."

(Entretien de Terrence Malick avec Michel Ciment, mars 1975, à lire intégralement dans Michel Ciment, Petite planète cinématographique, Stock. Pages 432-433 pour l'extrait cité.)

A propos de LA BALADE SAUVAGE (BADLANDS) - Avec Martin Sheen : Kit Carruthers et Sissy Spacek : Holly Sargis

 

TERRENCE MALICK : LA BALADE SAUVAGE / BADLANDS / arrestation - tas de pierres

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Natalie Portman, Michael Fassbender, Rooney Mara, Ryan Gosling

Song to Song

Terrence Malick 2017

 

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"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

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