Daria Lippi - Compagnie Lacascade | Penthésilée dans Pour Penthésilée

 

Eric Lacascade : "Ce que demande un metteur en scène, c'est d'abord de voir ce qu'il veut voir mais en plus, par-delà les indications, de recevoir des propositions qui tissent la matière de l'imprévu. Avec Daria Lippi, l'univers est commun. Ce n'est pas pour autant mon double sur le plateau. Je reconnais son style de jeu, son engagement physique, sa violence, mais aussi ma radicalité, mon animalité. Mes hypothèses vivent au travers de son corps. Elle est le guide et la possibilité de mes fantasmes. Sans les acteurs, d'ailleurs, je n'ai pas de fantasme. C'est pourquoi les acteurs me sont si intimes. On peut appeler cela fantasme ou rêverie. Daria exécute ce que j'ai seulement rêvé. Entre la réalité de ce qu'elle produit et mon fantasme, gît mon théâtre."

Extrait de Mes acteurs, ma part d'humanité, Entretien avec Eric Lacascade réalisé par Sophie Lucet, Alternatives théâtrales 88, Centre Dramatique National de Normandie, Comédie de Caen, Les liaisons singulières : Le metteur en scène et son acteur, 2006, page 10

 

Daria Lippi : "Et puis il faut du temps pour évacuer les rituels d'approche superficiels, pour échapper à nos masques sociaux. Car sur un plateau aussi, nous commençons par jouer des rôles : celui de l'acteur face au metteur en scène, celui du metteur en scène face à l'acteur, etc. Il faut du temps, il faut connaître l'autre pour parvenir à cette forme de confiance qui n'élimine pas la peur, mais au contraire l'inclut. Pour comprendre que plus on donne de nous - de nos idées, de nos fantasmes, de nos intelligences mais aussi de nos faiblesses et de nos limites - moins on est diminués."

"Le risque serait celui de l'habitude. (...) POUR PENTHÉSILÉE, j'ai réfléchi à une direction d'acteur multiple - six metteurs en scène et chorégraphes face à une seule actrice - pour inverser le sens habituel du désir".

Extrait de Chercheuse en actions de plateau, Entretien avec Daria Lippi réalisé par Sophie Lucet, Alternatives théâtrales 88, Centre Dramatique National de Normandie, Comédie de Caen, Les liaisons singulières : Le metteur en scène et son acteur, 2006, page 14

POUR PENTHÉSILÉE d'après Henrich von Kleist. Adaptation du texte  : Eric Lascascade, Daria Lippi. Sur scène  : Daria Lippi. Regards croisés : David Bobée, Arnaud Churin, Héla Fattoumi, Eric Lacascade, Loïc Touzé Et Stéphane Babi Aubert, Philippe Berthomé, Régine Chopinot, Philippe Marioge, Julian Snelling, Clarisse Texier, Virginie Vaillant

 

Daria Lippi - Compagnie Lacascade | Sophia | PLATONOV

 

Daria Lippi : Sophia | PLATONOV

 

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Natalie Portman, Michael Fassbender, Rooney Mara, Ryan Gosling

Song to Song

Terrence Malick 2017

 

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"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

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