Jacques DELCUVELLERIE, le Groupov : Je leur propose cet accouchement impossible de l'in-ouï, la phrase de Joyce que je cite toujours : Je veux serrer dans mes bras la beauté qui n'a pas encore paru au monde

 

Jacques DELCUVELLERIE, création du Groupov : "J'ai une trentaine d'années, eux une vingtaine et je leur propose cet accouchement impossible de l'in-ouï, la phrase de Joyce que je cite toujours : "Je veux serrer dans mes bras la beauté qui n'a pas encore paru au monde". Comment peut-on se donner cette ambition quand on a l'impression qu'on vit dans une époque où tout vous a précédé et qui ressasse voire qui rumine avec complaisance (postmodernisme...) ? C'était une période très noire : punk, no future, enfermement. On avait l'impression d'un monde bloqué (d'où la fascination de Francine (Landrain) pour la bande à Baader). Nous étions convaincus d'être à la veille de la troisième guerre mondiale et, en même temps, de vivre un présent désarticulé, d'errer idéologiquement et matériellement dans un enchevêtrement de restes."

 

Extrait de Partager le même sang, entretien avec Jacques DELCUVELLERIE réalisé par Bernard Debroux,
Alternatives théâtrales 88, Centre Dramatique National de Normandie, Comédie de Caen,
Les liaisons singulières : Le metteur en scène et son acteur, 2006, page 16

 

Francine LANDRAIN / Groupov / Photo Lou Hérion / Jacques DELCUVELLERIE, le Groupov : Je leur propose cet accouchement impossible de l'in-ouï, la phrase de Joyce que je cite toujours : Je veux serrer dans mes bras la beauté qui n'a pas encore paru au monde

 

Francine LANDRAIN / Photo Lou Hérion

"Il ne voulait pas dire qu'il voulait le savoir malgré tout"/ Création collective GROUPOV

 

 

Photo : Francine Landrain, Monique Ghysens, François Sikivie, Délia Pagliarello, Michel Delamare. Le GROUPOV est un collectif d’artistes de différentes disciplines (théâtre, vidéo, écriture, musique, etc.) et différentes nationalités (Français, Belges (Wallons et Flamands), Italiens, Américain…). Fondé en 1980 par Jacques DELCUVELLERIE qui est demeuré son directeur artistique, il est basé à Liège, Belgique.

 

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Natalie Portman, Michael Fassbender, Rooney Mara, Ryan Gosling

Song to Song

Terrence Malick 2017

 

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"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

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