Louise Chevillotte | L'Amant d'un Jour | Philippe Garrel

 

En couverture des Cahiers du Cinéma : Louise Chevillotte, L'Amant d'un Jour, Philippe Garrel

 

Philippe Garrel :

"Il y a déjà tout dans le muet N et B. il n'y a pas à rajouter quelque chose. Le regard est créant. Jean-Luc [Godard] dit : le cinéma c’est une image et un son ; pour moi c'est une image. Le cinéma, pour moi, c'est muet. Le dialogue est intérieur comme dans un rêve ; il est parlé mais pas sonore. Au niveau de la projection ce sont mes films muets que je préfère. C’est vraiment le silence. Alors il y a des gens que ça dérange et ils projettent Octobre avec de la musique de Prokofiev. Ça n'a rien à voir et en plus c'est gravé sur la piste optique ce qui est une trahison par rapport à la pensée d'Eisenstein. Pour moi l’idéal c'est un monde visuel presque muet, silencieux."

 

Louise Chevillotte | L'Amant d'un Jour | Philippe Garrel

 

"A la limite j'aimerais travailler comme un peintre. J'aimerais travailler avec ma muse qui pose pour moi, et puis bosser le cinéma dans un atelier. Mais ça coûte tellement cher que tu es obligé de le montrer pour qu'il y ait de l'argent qui rentre. Ce n'est pas quelque chose qui est bien parce que c'est horrible de penser qu'il y a des gens qui voient ta vie. C'est comme si, quand tu fais l'amour, il y avait des gens qui regardaient par la fenêtre; ça serait horrible".

"Le cinéma idéal ça serait des couples qui tournent pour le bonheur de tourner, c'est tout ; le montrer, c'est malgré tout. Ou alors le montrer à son amour pour qui on a fait le film, ou à son meilleur ami."

Philippe GARREL (novembre 1977)

Propos recueillis par Emmanuel Mairesse
"dix ans après : Philippe Garrel"
CAHIERS DU CINEMA N°287, Avril 1978

 

Louise Chevillotte | L'Amant d'un Jour | Philippe Garrel
Louise Chevillotte | L'Amant d'un Jour | Philippe Garrel
Esther Garrel | L'Amant d'un Jour | Philippe Garrel
Eric Caravaca, Esther Garrel | L'Amant d'un Jour | Philippe Garrel
Eric Caravaca, Louise Chevillotte | L'Amant d'un Jour | Philippe Garrel
Louise Chevillotte | L'Amant d'un Jour | Philippe Garrel | Couverture CAHIERS DU CINEMA

 

Louise Chevillotte, Esther Garrel

L'Amant d'un Jour | Philippe Garrel 2016

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"Oui, je crois bien que je l'aime."

"Et tu l'aimes pour ça ? Parce qu'elle a un grain ?"

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"C'est quoi, la fidélité ?"

"Certains sont fidèles à des choses qui n'ont aucune importance pour d'autres."

 

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Natalie Portman, Michael Fassbender, Rooney Mara, Ryan Gosling

Song to Song

Terrence Malick 2017

 

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"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

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