Robert Bresson : LE DIABLE PROBABLEMENT / DETAIL : LAETITIA CARCANO

 

Robert Bresson : "Je dis composition plutôt que construction. En les faisant, j'écoute mes films comme un pianiste écoute la sonate qu'il joue, et j'apprivoise plutôt l'image au son que le son à l'image. Toutes les transitions d'une image à l'autre, d'une séquence à l'autre sont celles d'une gamme. Nos yeux, notre système oculaire occupe une très grande place dans notre cerveau, peut-être les deux tiers de celui-ci. Et pourtant, l'imagination de nos yeux est moins vaste, moins variée, moins profonde que l'imagination de nos oreilles. Comment ne pas en tenir compte quand on sait la part de l'imagination dans tout travail de création".

Extrait d'un entretien de Robert Bresson avec Michel Ciment, juin 1983.
Entretien complet in Michel Ciment, Petite planète cinématographique, Stock.

Photo : détail du film LE DIABLE PROBABLEMENT, de Robert Bresson, avec Laetitia Carcano

 

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Natalie Portman, Michael Fassbender, Rooney Mara, Ryan Gosling

Song to Song

Terrence Malick 2017

 

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"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

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