CAROL | Todd HAYNES | Rooney MARA | Cate BLANCHETT

 

 

 

British Film Institute - CAROL élu meilleur film LGBT de tous les temps

Queer Palm du Festival de Cannes 2015

Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 2015 : Rooney Mara

Todd Haynes : "J’ai repris le livre de Barthes, Fragments d’un discours amoureux en travaillant sur Carol car c’est vraiment de ça que parle le film : le théâtre fou et solitaire de l’imagination amoureuse". - (Entretien Télérama)

"Rooney Mara — dont on pourrait se contenter de scruter le visage, des heures durant, jolie figure à moitié cachée derrière la vitre arrière d'un taxi, sous ce qui devient par magie le plus beau béret du monde" - (Aurélien Ferenczi, Télérama)

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SYNOPSIS. Dans le New York des années 1950, Therese (Rooney Mara), jeune employée d’un grand magasin de Manhattan, fait la connaissance d’une cliente distinguée, Carol (Cate Blanchett), femme séduisante, prisonnière d’un mariage peu heureux. À l’étincelle de la première rencontre succède rapidement un sentiment plus profond et les deux femmes se retrouvent bientôt prises au piège entre les conventions et leur attirance mutuelle.

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"Pour tourner ce fim, Todd Haynes a fait appel au directeur de la photographie Ed Lachman. Le film a été tourné en Super 16 mm ce qui lui donne cette apparence de 35 mm de l’époque. Ed Lachman, qui avait déjà travaillé avec le cinéaste sur MILDRED PIERCE, LOIN DU PARADIS et I’M NOT THERE, souligne la qualité de son dialogue avec Todd Haynes : « Nous entretenons une relation de type yin et yang qui nous permet de fourmiller d’idées et nous ouvre de nombreuses perspectives. Nous nous sommes inspirés du travail des femmes photographes des années 1950. » Au cours de leurs recherches, Ed Lachman et Todd Haynes ont exploré la manière dont les images de l’époque offraient un certain regard poétique et un point de vue subjectif qu’ils ont voulu rendre dans le fim. « La photographie au cinéma ou l’art de faire raconter des histoires aux images, c’est ce qui va raconter une vérité psychologique dans un film », explique Ed Lachman. « C’est ce que Todd et moi cherchons toujours à faire, c’est-à-dire à trouver le contexte visuel de l’histoire. Et pour ce faire, nous intégrons de la psychologie dans les mouvements de caméra, dans la lumière, dans les décors et les costumes. »"

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"Rooney is just an impeccable talent. I feel she understands the medium of film and for somebody this age to know how to calibrate the scale of articulation for this intimate medium, I think it speaks to extraordinary intelligence and innate ability." (Todd HAYNES)

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"Rooney, it's so many great silences, too. Not done with dialogues, but just like the essence of screen acting to me, you know, through the eyes. And there is so much of that in this..." 

(Screen Actors Guild - SAG-AFTRA Foundation
Pete Hammond (Deadline), à Rooney MARA,
à propos de CAROL, 13 novembre 2015)

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"(...) Carol est l’histoire de ce chromo parfumé et de la lente déprise qu’accomplissent deux femmes amoureuses l’une de l’autre pour s’arracher à la pellicule de plastique transparent qui menace incessamment de recouvrir leurs gestes, leurs émotions, leur désir et leurs craintes. (...) Tout le lyrisme du film de Todd Haynes (...) est contenu dans cette rencontre-évitement qui est aussi une scène de drague impossible où les périphrases, l’air moqueur, les silences et l’éloquence imperceptible des moindres mimiques remplacent les lourdes sollicitations plus ou moins amicales et sexuelles dont Therese est l’objet. Carol, elle, femme déjà mûre, mariée et en instance de divorce d’un riche mari qui l’aime mal, mère d’une petite fille, semble toujours au bord de basculer dans la pure fonction décorative que le monde alentour lui assigne. Femme fatale mais aussi froide effigie, elle embarque Therese pour un road-movie en direction de Chicago puis Waterloo, décision qu’elle prend dans un sursaut (...). Le film s’ouvre alors à une errance, de motels en palaces, au gré des routes couvertes de neige, toujours plus loin des fêtes de famille, toujours plus seules dans la bulle d’une tendresse altière et sexuelle. C’est toujours beau de voir l’indécence changer de bord, de s’imprégner au contact d’une fiction de l’inélégance des pensées parfois les plus bienveillantes, de voir l’amour officiel n’être plus que menace et mise en demeure quand l’idylle interdite se déploie en série d’épiphanies fragiles et minces comme une feuille de papier à lettre qu’une main maladroite peut froisser à tout moment. (...) L’inexorable brûlure du film, s’accomplit au gré des vertigineux enchaînements de plans suturant reflets, songes, fumées, peaux, soieries et fards alors qu’à l’intérieur des personnages quelque chose se déchire, éclate et se répand en un torrent de mélancolie. Le duo radieux et hanté, Cate Blanchett et Rooney Mara, porte Todd Haynes au-delà de lui-même, au sommet d’un geste pur".

Didier Péron, Next / Libération
Extrait - Lire la critique complète : «CAROL» : EMBRASEZ-MOI

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"Dans Carol, chaque mouvement de caméra semble trahir un état d'âme. L'écran est parsemé de couleurs vives : les robes rouges et vertes de Cate Blanchett donnent même à la grisaille de New York des airs de comédie musicale. Et puis, entre la psychologie des personnages et l'art se tissent des liens secrets : dans Le Chevalier des sables, l'un des Minnelli les plus beaux et les plus méconnus, Elizabeth Taylor incarnait une artiste qui, par misanthropie et mélancolie, ne peignait que des oiseaux. Chez Todd Haynes, Therese (Rooney Mara), apprentie photographe, se borne elle aussi, mais par peur et timidité, à ne saisir dans son objectif que des ciels, des fenêtres et des portes. C'est en voyant, au loin, Carol acheter un sapin de Noël à sa petite fille qu'elle ose, presque instinctivement, appuyer sur le déclic, voler cet instant indiscret. Chez Haynes comme chez Minnelli, l'art reflète toujours la naissance de l'humain chez ceux qui s'en excluent, mais qui l'acceptent après un périple qui les révèle à eux-mêmes.
Donc, Therese, vendeuse dans un grand magasin de New York, rencontre Carol, grande bourgeoise en train de divorcer d'un mari qui, par vengeance, s'est mis en tête de lui retirer la garde de leur fille. Carol, qui aime les femmes, s'éprend de Therese, au risque de se perdre... « En travail­lant sur le film, a dit Todd Haynes, j'ai relu Fragments d'un discours amoureux, de Roland Barthes. Car le film ne parle que du théâtre fou et solitaire de l'imagination amoureuse. »
C'est dans ce pointillisme exacerbé qu'éclate l'invention du cinéaste : la précision de la lumière qu'il exige de son génial chef opérateur, Ed ­Lachman. Et la minutie avec laquelle il dirige ses actrices. Cate Blanchett joue Carol comme Greta Garbo, jadis : avec une emphase légère, un emportement diffus. Une même extravagance les réunit : Garbo, toujours à la lisière du surjeu dans ses mélos, et Cate Blanchett, au seuil de la déraison en fausse héroïne de Tennessee Williams (dans Blue Jasmine, de Woody Allen) ou en avatar de Bob Dylan (dans I'm not there, de Todd Haynes, déjà). Dans Carol, chaque geste, chaque sourire, chaque silence qui pourraient agacer, tant ils sont maîtrisés, ne font qu'exprimer les efforts de l'actrice à se plier aux destins du personnage. Pour survivre, Carol doit composer. Tricher. Exagérer. Se déguiser. C'est en soulignant constamment l'artifice que Cate Blanchett parvient à être juste et vraie... Rooney Mara, elle, rappelle Audrey Hepburn. La Sabrina de Billy Wilder. Même frange. Même fragilité. Même androgynie. Même désir de s'élever dans l'échelle sociale. Même mépris devant la rouerie de certains êtres (un aimable représentant), lorsqu'elle la découvre...
Durant tout le film — de la première rencontre jusqu'aux dernières secon­des du dénouement —, le cinéaste préfère le chemin qui mène à la passion que la passion elle-même. Et c'est avec la même subtilité qu'il suggère l'éternel poids de l'intolérance sur nos vies. La force du film, c'est de nous faire réaliser qu'en dépit des masques rassurants dont il s'affuble, le moralisme ne cède jamais. Il se cache. Il attend son heure".

Pierre Murat, Télérama (extrait - lire la critique complète)

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CAROL | Todd HAYNES

Rooney Mara ~ Cate Blanchett

 

OSCARS 2016 : Carol nominated for 6 Academy Awards
 Best Actress (Cate Blanchett)
Best Supporting Actress (Rooney Mara)
Best Cinematography (Ed Lachman)
Best Costume Design (Sandy Powell)
Best Adapted Screenplay (Phyllis Nagy)
Best Original Score (Carter Burwell)

 4 New York Film Critics Circle (NYFCC) Awards
Best Film: Carol 
Best Director: Todd Haynes
Best Screenplay: Phyllis Nagy 
Best Cinematography: Ed Lachman

Ed Lachman - Best Cinematography (Carol) - Film Independent Spirit Awards - 2016

5 AwardsIntl. Cinephile Society (an online group consisting of about 100 journalists, film scholars, historians…): 
BEST PICTURE “Carol” BEST ACTRESS Rooney Mara, “Carol” BEST DIRECTOR Todd Haynes, “Carol”
BEST ADAPTED SCREENPLAY Phyllis Nagy, “Carol” BEST SCORE Carter Burwell, “Carol”

 9 BAFTAs Nominations
Best Film, Director (Todd Haynes), Leading Actress (Cate Blanchett), Supporting Actress (Rooney Mara), Adapted Screenplay (Phyllis Nagy), Cinematography (Ed Lachman), Costume Design (Sandy Powell), Production Design (Judy Becker & Heather Loeffler), Make Up & Hair (Jerry DeCarlo & Patricia Regan)

Golden Globe Awards 2016
5 nominations
meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure actrice à deux reprises (Cate Blanchett et Rooney Mara), meilleure musique originale

SAG Awards 2016 (Screen Actors Guild Awards)
2 nominations
Cate Blanchett Outstanding Performance in a Leading Role and Rooney Mara Outstanding Performance in a Supporting Role

Online Film Critic's Society Awards 2015
Best Actress: Cate Blanchett (Carol)
Best Supporting Actress: Rooney Mara (Carol)
Best Adapted Screenplay: Carol (Phyllis Nagy)

Best movie of 2015 - Toronto Film Critics Association
(Best Picture, Best Director awards for 2015)

Alliance of Women Film Journalists announce 2015 EDA Award nominees. "Carol" leads with nine nominations:
Best Film, Best Director, Best Screenplay (Adapted), Best Actress, Best Actress in a Supporting Role, Best Cinematography, Best Film Music Or Score, Best Woman Screenwriter, Best Depiction Of Nudity, Sexuality, or Seduction.

'Carol' Leads Nominations in Australian Academy’s International Awards:
Best Film, Best Direction, Best Screenplay, Best Lead Actress, Best Supporting Actress

5th AACTA International Awards, January 29, 2016:
AACTA International Award for Best Lead Actress : Cate Blanchett - CAROL
AACTA International Award for Best Supporting Actress : Rooney Mara - CAROL

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CAROL | Todd HAYNES | Rooney MARA | Cate BLANCHETT
CAROL | Todd HAYNES | Rooney MARA | Cate BLANCHETT
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ROONEY MARA : CAROL | Todd HAYNES
CAROL | Todd HAYNES | Rooney MARA
My angel. Flung out of space. / They begin to make love for the very first time | CAROL | Rooney Mara - Cate Blanchett - Todd HAYNES
ROONEY MARA - CATE BLANCHETT : BAFTA 2016 - CAROL (Todd HAYNES)