CINEASTES / METTEURS EN SCENE (CINEMA / THEATRE) / INTERVIEWS

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Roman Polanski : Je ne veux pas que le spectateur pense ceci ou cela : je veux simplement qu’il ne soit sûr de rien. C’est cela le plus intéressant : l'incertitude
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Andy Warhol : Je préférerais rester un mystère, je n'aime jamais livrer mon « background » et, de toute façon, je l'invente différemment chaque fois que l'on m’interroge
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Jim Jarmusch : les personnages arrivent au point d'éprouver une certaine émotion les uns envers les autres, mais quand ils parviennent à ce point-là, ils se séparent toujours
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Abd al Malik : Pour moi, il y a Kubrick d'un côté et Terrence Malick de l'autre. Terrence Malick va magnifier la lumière même dans les moments difficiles. Alors que Kubrick, même dans les moments détendus, va magnifier l'obscurité
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Bernard Zitzermann, directeur de la photographie : Le Mépris c'était Matisse au cinéma. Coutard avec Godard ont inventé quelque chose qui n'a, hélas, pas fait école. J'aime les tons chauds que je préfère à la vogue actuelle du bleu HMI
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Patty Jenkins, Twitter, James Cameron, Wonder Woman, Gal Gadot : Women can and should be EVERYTHING. If women always have to be hard, tough, troubled to be strong, and we aren’t free to be multidimensional, celebrate an icon, attractive and loving, then we haven’t come very far
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Eisenstein : On dira : "le spectateur n'y fait pas attention", "le spectateur ne remarque pas", "le spectateur ne crie pas". Parfaitement exact
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John Cassavetes : Si nous avions fait Shadows à Hollywood, nos comédiens n’auraient pas eu la moindre chance de révéler leur immense talent
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Song to Song | Terrence Malick
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Natalie Portman / Xavier Dolan / The Death and Life Of John F. Donovan
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Jeanne Moreau : Moi, j'aime bien le verbe "être habité", on n'emploie plus des expressions comme ça. Etre habité par une émotion, par une pensée
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Eric Rohmer : J'ai toujours fait des films pour qu'ils prennent tout leur intérêt lorsqu'on y repense, pas seulement pour l'impression immédiate. Il faut que j'aie pu en rêver
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Michelangelo Antonioni / Maria Schneider / Jack Nicholson
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Jean-Louis Comolli : le début d'un film, c'est une sorte de moment de grâce, où le spectateur est disponible à toute une série de coups de force, d'actes d'écriture apparemment arbitraires, dont il aura après la possibilité de comprendre la nécessité
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Il nous faut "réapprendre l'émerveillement", écrivait Ionesco. Le parfait contraire de l'indifférence. "J'avais une méthode pour me tirer de la tristesse ou de la peur", confiait Ionesco
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Godard : Je dois représenter encore la possibilité de dire : on peut encore faire le film qu'on veut en dehors des sentiers habituels. Ce qui est difficile, ce n'est pas de trouver de l'argent, c'est de faire le film qu'on doit faire, à sa manière
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Tarkovski : Pour le montage, mon principe est le suivant : le film est comme un fleuve : le montage doit être infiniment spontané, comme la nature même
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Sight&Sound : SIGNS AND WONDERS / the late works of Terrence Malick | 'Knight of Cups' improves on repeated viewings, which allow for a better acquaintance with the emotional dilemmas of its characters
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Peter Greenaway : J'allais voir des films commerciaux comme tout le monde. Un jour un ami m'emmena voir Le Septième Sceau de Bergman. C'est alors que je me suis rendu compte des possibilités du cinéma
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Le maître à l'acteur : En arrivant ici tu attendais trop de moi. Il fallait que tu t'accommodes à moi, que je perde de mon importance pour que je puisse te parler sans te décevoir
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Terrence Malick : Kit pense qu'il est un personnage d'un poids historique. Mais la fille, sa meilleure historienne, vit une autre vie, si bien que son histoire coule à pic, sans laisser de traces
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Eric Lacascade : Sans les acteurs, d'ailleurs, je n'ai pas de fantasme. Daria Lippi est le guide et la possibilité de mes fantasmes. Mes hypothèses vivent au travers de son corps
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Francine Landrain : on est allé au bout dans la déconstruction, plus loin que ça, on va tous mourir. Il faut retourner joyeusement et naïvement au spectacle, à la narration, au personnage : THE SHOW MUST GO ON
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Jane Campion : Explorer plusieurs niveaux. Il suffit de le vouloir, comme David Lynch. C'est une chose courante en littérature  et je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas au cinéma
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Jacques DELCUVELLERIE, le Groupov : Je leur propose cet accouchement impossible de l'in-ouï, la phrase de Joyce que je cite toujours : Je veux serrer dans mes bras la beauté qui n'a pas encore paru au monde
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Maurice Pialat : Ma déception vient surtout de là. Je fais trop confiance au public et je place la barre trop haut. En fait, les gens aiment ce qui est facile. Et qu'on le veuille ou non, le cinéma a besoin de succès
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David Lescot : J'aime la photographie de théâtre. Je me souviens d'avoir donné des indications à un comédien en lui rappelant comment il se tenait sur la photo d'un spectacle que je n'ai pas vu
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Alan Schneider, à propos des critiques : A mesure que l'on monte les nouvelles pièces, les anciennes s'améliorent (à leurs yeux) tandis que la pièce en cours est détestable
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Alan Schneider, à propos des critiques : A mesure que l'on monte les nouvelles pièces, les anciennes s'améliorent (à leurs yeux) tandis que la pièce en cours est détestable
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David Fincher : A l’inverse de la télévision, le cinéma a perdu de sa richesse. Quand vous allez au cinéma, vous allez au spectacle, et quand vous regardez une série, vous allez à la bibliothèque
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Christophe Honoré : Ne plus vouloir entendre parler du théâtre n'est pas si éloigné de ne plus vouloir entendre parler du vivant. L'idée que le théâtre pue, comme le vivant sent mauvais, est de plus en plus commune dans le milieu cinématographique
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Christophe Honoré : Ne plus vouloir entendre parler du théâtre n'est pas si éloigné de ne plus vouloir entendre parler du vivant. L'idée que le théâtre pue, comme le vivant sent mauvais, est de plus en plus commune dans le milieu cinématographique
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Anne-Cécile Vandalem : On s'obstine à vouloir gagner, alors que dans la réalité, la plupart du temps, on perd. Pour moi, regarder la perte en face et la sublimer, c'est se redonner de la puissance
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Maëlle Poésy : on pose toujours les mêmes questions aux femmes-metteurs en scène, si nous traduisons un point de vue féminin sur le monde. Mais on ne demande jamais aux metteurs en scène hommes s'ils imprègnent les leurs d'un regard masculin
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John Cassavetes : Tous les acteurs de valeur sont lunatiques, impossibles à vivre. Il est bien qu'il en soit ainsi. Pour jouer vous voulez quelqu'un qui soit en colère. Ce qu'il faut, c'est une compréhension des problèmes humains
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Christine Letailleur : Poser un regard de femme sur des territoires du désir, de la sexualité, de l'érotisme, voire de la pornographie, dérange, comme si ces domaines appartenaient aux hommes, qu'ils en avaient délimité les contours, leurs représentations
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Grzegorz Jarzyna : Ce qui me manque le plus au théâtre, c'est la possibilité de s'approcher pour voir le visage du comédien. Comment trouver un procédé équivalent au plan rapproché au théâtre ? Moi, j'essaye de placer le comédien sur le proscenium
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Satyajit Ray : L'idée au coeur de tous les arts : j'ai voyagé à travers le monde entier, vu des montagnes et des mers, tout. La seule chose que j'ai manquée, c'est d'avoir franchi le pas de ma porte pour voir une goutte de rosée sur une feuille d'herbe
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Robert Bresson : On m'accuse maintenant de traîner à la fin d'une scène parce que dans les films actuels, dès que le dialogue s'arrête, ou il faut de la musique ou il faut passer à un autre dialogue. On considère, sinon, qu'il y a un trou !
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Lars von Trier : Si les choses existent dans l'esprit des gens comme dans la réalité, elles doivent être montrées. C'est une obligation
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Philippe Garrel : Le cinéma idéal ça serait des couples qui tournent pour le bonheur de tourner, c'est tout; le montrer, c'est malgré tout. Ou alors le montrer à son amour pour qui on a fait le film, ou à son meilleur ami
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Werner Herzog : Au cinéma, il y a plusieurs niveaux de vérité et le soi-disant cinéma-vérité représente la vérité la plus primaire et la plus ennuyeuse. Aguirre, ce qui m'intriguait, me fascinait, c'était cette fièvre qui possédait gens et paysages
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Proust / Bresson / Dostoïevski : les cent masques qu'il convient d'attacher à un même visage ; faire varier aussi la lumière du ciel moral selon les différences de pression de notre sensibilité ; des courants et des contre-courants
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Stanislas NORDEY : La question de l'espace ne se pose même pas. C'est juste l'acteur. C'est un tout petit espace. Diriger un acteur. Le plaisir intense d'observer, de regarder un acteur qui parle, qui dit
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John Cassavetes : moi-même, je suis à moitié fou. Et je pense que tout le monde est au bord de la folie mais ne veut pas l'admettre et prétend que c'est l'autre qui a tort
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Martin Scorsese annonce trois projets de films, "si tout va bien"
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Eugenio Barba : Moduler sa propre énergie est une technique que le metteur en scène doit obligatoirement apprendre : comment raconter, créer un espace vaste ou intime autour de soi, éveiller le sentiment de complicité et l'enthousiasme de l'aventure
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Terrence Malick à l'American Film Institute : Aujourd'hui, je ne serais sans doute pas accepté, mais à l'époque ce n'était pas connu et ils prenaient presque n'importe qui. Pendant que j'étais à l'Institut, j'ai écrit et surtout réécrit des scripts
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La question que se pose Stanislas Nordey face à l'acteur : de quoi est-il fait ? Plutôt que : qu'est-ce qu'il sait faire ? Etre avec les acteurs tout entier dans la recherche. Les laisser prendre le temps qu'il faut
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Robert Bresson : l'imagination de nos yeux est moins vaste, moins variée, moins profonde que l'imagination de nos oreilles ; j'apprivoise plutôt l'image au son que le son à l'image
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Michel Ciment : Maurice Pialat disait qu'il apprenait beaucoup plus de choses des gens qui disaient du mal de lui que de ceux qui en disaient du bien
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Terrence Malick, casting de Martin Sheen (La Balade Sauvage) : Je l'ai choisi parce que d'ordinaire les acteurs viennent de familles bourgeoises. Martin vient d'une famille d'ouvriers. Les autres n'avaient pas l'authenticité qu'il apportait au rôle
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Eugenio Barba : Tell me a story... the rest is silence
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Laetitia Masson : comme en amour, on choisit un acteur par l'extérieur. Impossible, le temps d'un casting, d'aller en profondeur. On succombe à un inconnu, au mystère de ce détail qui nous retient, on construit autour de cette pierre angulaire
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