Ana GIRARDOT

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Au cinéma le 14 juin : Ce qui nous lie | Cédric Klapisch

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ANA GIRARDOT © François Berthier

 

Ana GIRARDOT

Au cinéma le 14 juin : Ce qui nous lie | Cédric Klapisch

CV artistique au 05 mai 2017 | Page d'Agence

Cinéma

2017 Bonhomme | Marion Vernoux
2016          Knock | Lorraine Lévy
      Soleil battant | Clara et Laura LAPPEROUSAZ
2015          Ce qui nous lie | Cédric Klapisch
      Saint-Amour | Gustave Kervern et Benoît Delépine
2014          Foujita | Kohei Oguri
      Un homme idéal | Yann Gozlan
2013          La prochaine fois je viserai le coeur | Cédric Anger
      Le beau monde | Julie Lopès Curval
      Paradise lost | Andrea Di Stefano
2011          Amitiés sincères | Stephan Archinard et François Prevôt-Leygonie
      Cloclo | Florent-Emilio Siri
      Radiostars | Romain Lévy
2009          Simon Werner a disparu ... | Fabrice Gobert

Télévision

2012 - 2014          Les Revenants | Fabrice Gobert
Saison 1 Et 2, Prix De La Meilleure Série Dramatique Aux Emmy Award 2013
2010          Chez Maupassant | Olivier Schatzky
Saison 3, Épisode 3

Théâtre

2014          Roméo et Juliette (Shakespeare) | Nicolas Briancon
Théâtre De La Porte Saint-Martin, Tournée

Court Métrage

2014          Beau papa | Victor Saint Macary
2012          Les chancelants | Nadine Lermite
2011          216 Mois | Valentin et Frédéric Potier
      Par consentements mutuels | Guillaume Cotillard

Clips

2009          MGMT - It's working | So-Me

 

ANA GIRARDOT Ce qui nous lie | Cédric Klapisch
ANA GIRARDOT Ce qui nous lie | Cédric Klapisch
ANA GIRARDOT Ce qui nous lie | Cédric Klapisch
ANA GIRARDOT Ce qui nous lie | Cédric Klapisch
ANA GIRARDOT Ce qui nous lie | Cédric Klapisch
ANA GIRARDOT Ce qui nous lie | Cédric Klapisch
ANA GIRARDOT Ce qui nous lie | Cédric Klapisch
ANA GIRARDOT Ce qui nous lie | Cédric Klapisch
ANA GIRARDOT Ce qui nous lie | Cédric Klapisch
ANA GIRARDOT Ce qui nous lie | Cédric Klapisch
ANA GIRARDOT Ce qui nous lie | Cédric Klapisch
ANA GIRARDOT Ce qui nous lie | Cédric Klapisch
ANA GIRARDOT © David Bellemère
ANA GIRARDOT Ce qui nous lie | Cédric Klapisch
ANA GIRARDOT © Cyrille George JERUSALMI
ANA GIRARDOT © sandrine gomez

Ana GIRARDOT

Au cinéma le 14 juin : Ce qui nous lie | Cédric Klapisch

Pio Marmaï Jean
Ana Girardot Juliette
François Civil Jérémy
Jean-Marc Roulot Marcel
Maria Valverde Alicia
Yamée Couture Océane
Karidja Touré Lina
Florence Pernel Chantal
Jean-Marie Winling Anselme
Èric Caravaca Le père

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Qu’est-ce qui vous a séduit chez Ana Girardot ?

Cédric Klapisch : "J’avais hésité à prendre Ana sur MA PART DU GÂTEAU. Même si j’ai eu besoin de la revoir en casting, je n’ai pas été étonné de la choisir pour CE QUI NOUS LIE… J’avais bien vu que c’était une grande actrice et qu’il ne fallait pas la « rater »… J’ai pu vérifir durant le tournage de CE QUI NOUS LIE que je ne m’étais pas trompé. Ana est une actrice qui a un potentiel gigantesque. C’est une femme qui peut faire de la comédie, être glamour ou être simple. Là, elle joue une viticultrice mais si on lui met un short et qu’on lui demande de conduire un tracteur, malgré son côté glamour, elle ne fait pas « mannequin qui conduit un tracteur ». Elle a une palette de jeu qui est dingue : dans l’émotion, dans la comédie, dans le rapport avec les hommes - c’est super beau le rapport qu’elle a avec ses deux frères, comment elle se confronte à la masculinité. L’ADN de ce personnage est lié à cette problématique : comment une fille très féminine existe en tant que femme dans un monde d’hommes ? Et elle fait ça magnifiquement bien. Ana a étudié aux États-Unis : elle a à la fois le goût du naturalisme et du « lâcher-prise » à la française et à la fois un côté « pro » et une technique maîtrisée américaine. Et j’avoue que le mélange des deux est assez beau à regarder". 

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Entretien avec Ana Girardot

Avant de tourner CE QUI NOUS LIE avec lui, que représentait Cédric Klapisch pour vous ?

"Il faisait partie de mon paysage cinématographique. Pour moi c’est un des meilleurs réalisateurs français. Et c’est un sacré truc pour une comédienne de tourner dans un de ses fims et d’avoir le rôle féminin principal. Qui plus est un fim dont on sait qu’il trotte dans sa tête depuis plusieurs années ! J’avais déjà fait des essais avec Cédric pour d’autres fims et l’on sentait qu’il y avait ce désir de travailler ensemble. Alors faire partie de ce casting me fait vraiment plaisir. Vraiment !"

Quand vous a-t-il parlé pour la première fois de cette histoire et quelle a été votre réaction en lisant le scénario ?

"Disons que j’ai eu une frayeur quand on m’a présenté le personnage : une viticultrice, une femme de la campagne, quelqu’un qui travaille la terre. Je me suis dit : « J’espère qu’il ne va pas me trouver trop aérienne, que je vais pouvoir lui montrer un côté plus terrien ». Parce que c’est vrai que j’ai tendance à avoir ce côté un petit peu volatile. Je ne suis pas le stéréotype de la femme de la terre. Même si pourtant je sais que c’est quelque chose que j’ai en moi. Et j’avais très envie de lui montrer. Cédric lui, m’avait plus présenté le personnage par rapport à la scène que l’on travaillait avec Pio Marmaï et François Civil, une scène où la petite sœur se révolte et s’impose face aux deux garçons, où la fille n’a pas peur de parler aux hommes avec autorité. Tout le challenge pour moi était là : montrer à Cédric – car je pensais qu’il avait des doutes – que j’en avais sous le capot ! Et puis Cédric m’avait aussi parlé de cette fratrie, de ce rapport entre frères et sœur. Et moi c’est quelque chose qui m’a tout de suite plu parce que j’ai eu cette espèce de fantasme plus jeune d’avoir des grands frères qui auraient veillé sur moi, qui m’auraient protégée, guidée… endurcie un peu aussi. Et donc quand Cédric m’a parlé du personnage et de la scène pour le casting, l’envie augmentait de seconde en seconde. Je voulais absolument faire partie de ce fim. C’était pour moi ! J’en avais tellement envie que je suis allée à ces essais comme on monte sur un ring de boxe. Je me souviens d’avoir engueulé les deux frères en hurlant comme une poissonnière, en leur parlant de leurs grosses couilles ! (rires) Mais je voulais tellement tout donner et je suis sortie de là désorientée en me demandant si j’avais réussi. Il n’y a rien de pire quand on a envie de travailler avec un réalisateur de sortir d’un casting en se disant « est-ce que je suis allée au bout de ce que je voulais faire ?! » Mais comme là j’étais allée au bout, du coup j’avais peur. Cédric m’a appelée une demie heure après que je sois rentrée chez moi et que je me sois calmée. Quand j’ai vu son numéro s’afficher, je me suis dit qu’il m’appelait pour me dire : « Écoute c’était sympa mais ça va pas marcher.» J’ai décroché et il m’a dit : « C’est bon tu fais partie de la famille, on va enfin travailler ensemble ! » Ça m’a vraiment remplie de joie. Parce que tout à coup j’étais acceptée par un réalisateur que j’admire et que je respecte. Et en plus je rentrais dans une fratrie avec des grands frères. C’est vrai qu’il vous est arrivé de dire, quand on vous rappelait sur le tournage : « Je pars retrouver mes grands frères » ? Oui. Je me suis vraiment prise au jeu ! Moi, on m’offre un an avec des grands frères, j’en profite au maximum ! Très vite on a eu la chance de se rencontrer avec Pio, François et Cédric en Bourgogne, avant le tournage, pour visiter des caves, pour tâter le terrain et se connaître. Et il y a quelque chose de formidable qui s’est créé tout de suite avec Pio et François. Il y a eu cette espèce de feeling entre nous qui permettait à chacun d’avoir sa personnalité et en même temps à ces trois individualités de former une quatrième entité, une quatrième personne : la fratrie. Face à nous il y avait Cédric qui nous observait et je crois que pour lui c’était un peu le pied de pouvoir nous regarder évoluer. Parce que nous avions vraiment des rapports fraternels. On avait même des engueulades qui n’en étaient pas vraiment… Cette espèce de lien incassable qu’on a en famille. Je crois que c’est ce qu’on appelle un bon casting. Quand il y a une telle alchimie et que ça fonctionne".

Comment vous êtes vous préparée pour le rôle ?

"Déjà il faut savoir qu’à notre arrivée en Bourgogne, on a été invités à déjeuner et qu’il y avait une dégustation de sept verres de vin différents [huit d’après Cédric Klapisch !]! Sept ! C’est énorme ! Sept ! Donc forcément tout de suite on rentre dans le vif du sujet. Sans compter les visites de caves à 8 heures du matin où l’on déguste, puis la dégustation à midi, puis la dégustation le soir ! Et nous, comme chez les Vermillard dans le fim, on ne crache pas ! (rires)"

Voilà pour l’ambiance mais pour l’aspect technique ?

"Je me souviens que, lorsque nous sommes arrivés sur le tournage avec François, on a bien rigolé parce qu’on avait passé notre été à lire des livres et des livres sur le vin ! J’avais regardé des reportages, des documentaires… En plus, j’ai des gens dans ma vie qui travaillent dans le vin et qui m’avaient un peu instruite. Donc on avait l’aspect théorique, mais il nous manquait l’aspect pratique ! On ne connaissait rien en fait ! On a appris tellement de choses sur place sur la fabrication du vin que je ne pourrais plus jamais ouvrir une bouteille de vin de la même manière. Je ne me rendais pas compte du travail que ça représente. Que ce soit par rapport à la vigne, à la récolte du raisin, à l’entretien de la vigne, au traitement du raisin, de l’alcool, du sucre… la conservation… Il y a tellement d’étapes ! C’est passionnant. Et un des meilleurs aspects de notre métier de comédien c’est qu’on peut apprendre des choses grâce à nos personnages qu’on n’apprendrait pas dans la vie. Au cinéma, j’ai appris à broder, à jouer de la guitare, à faire plein de choses et là j’ai appris à faire du vin ! Et le fait de tourner sur un an c’était une chance inouïe, parce qu’on a vu la vigne évoluer, les étapes de la vinification, de la récolte, de l’entretien des terres… on a fait un stage de huit mois !"

En plus vous l’avez fait avec un partenaire qui est aussi vigneron…

"…Jean-Marc Roulot. C’était le meilleur partenaire de jeu et le meilleur maître de stage ! Il est tellement passionné par ce qu’il fait que c’est passionnant quand il en parle et donc on l’écoute ! Il raconte ça de manière simple et du coup il transmet vachement l’amour du vin. Cédric Klapisch a voulu donner un aspect documentaire au fim".

Ça se ressentait comment sur le tournage ?

"Au début, je n’avais pas compris quand Cédric m’a dit : « je vais faire une partie documentaire ». Je me suis dit : « oh ben merde, je vais enfin faire un Klapisch et ça va être un documentaire ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire ! » J’étais déçue, même si j’aime beaucoup les documentaires (rires) ! Mais en fait je n’avais pas compris. On s’est adaptés à ce qui se passait autour de nous au lieu du contraire. Et ce dès le début : on devait commencer début septembre et tout à coup, à la fin août il a fallu y aller pour les vendanges ! On était totalement dépendants de la nature et de ce qui se passait ! Je me souviens d’une fois où les vrais vendangeurs mettaient le raisin dans les bacs, et comme j’étais censée être la chef et donner des ordres, Cédric m’a appelée, m’a poussée devant la caméra et m’a dit : « vas-y ! ». Je me suis avancée et je me suis mise à donner des ordres aux vendangeurs qui me regardaient en se disant « qui c’est cette fille qui hurle en gesticulant ! » C’était ça la partie documentaire : une façon de s’intégrer dans le réel. Et ça rendait tout plus drôle."

Comme lorsque vous foulez le raisin ? C’était comment ?

"Je m’étais toujours posé la question ! Et bien c’est très agréable. C’est tout chaud. On voit bien que Pio va beaucoup plus profond que moi. Moi je m’arrête assez vite parce que c’est physique, il faut pousser avec les jambes. Et en plus de mon côté, il ne fallait pas trop le fouler : j’étais dans une vraie cuve et il y a des timings à respecter en fonction des cuves. En plus, il faut faire attention aux vapeurs d’alcool, ça peut être dangereux. Mais sinon c’est une vraie thérapie pour les pieds !"

Juliette, votre personnage, est une jeune femme qui marche sur les traces de son père. Comme vous. Ça vous a aidé cette similitude avec le personnage ?

"Je recherche toujours les similitudes qu’il peut y avoir entre mes personnages et moi. Et c’est vrai qu’ici, comme moi, elle marche sur les traces de son père. Mais il y a une diffrence énorme entre elle et moi, c’est que son père est mort. Du coup ce n’est pas la même chose de poursuivre le métier de ses parents avec l’écoute de ses parents, et de reprendre le nom d’un père qui n’est plus là et de le faire exister. Alors oui au départ c’est une chose sur laquelle je me suis beaucoup appuyée mais ça m’a vite quittée. Parce que c’est une jeune femme qui doit se détacher des attaches familiales pour afficher sa personnalité dans un milieu d’hommes. C’est à travers son émancipation que je me suis retrouvée connectée à Juliette".

Vous avez ressenti la pression de ce milieu d’hommes ?

"À chaque fois que je parlais de mon personnage avec des gens de la région, que j’expliquais que je joue une jeune femme qui doit reprendre le domaine familial, beaucoup de gens me disaient : « elle s’occupe de la compta ? » Je répondais : « non, c’est mon domaine, c’est mon vin ! » J’ai parlé avec d’autres viticultrices dont Alix de Montille, et toutes m’ont dit c’est compliqué de se faire accepter. Pourtant elles font toutes des vins formidables. C’est donc difficile de s’imposer même pour les femmes les plus talentueuses. En plus, les hommes détestent les voir sur un tracteur !"

Cédric Klapisch lui, vous trouve formidable sur ce tracteur…

"Pourtant c’est très difficile à conduire un tracteur ! C’est super compliqué, il y a 25 pédales, c’est énorme, on a l’impression qu’on va tuer tout le monde sur son passage, ça fait un bruit énorme… et en plus j’ai dû le conduire dans une scène un peu triste à faire !"

En revanche vous avez eu une scène des plus drôles à faire, lors de la Paulée, quand Juliette est saoûle…

(rires) "Quand je bois trop, on peut le détecter au fait que je n’articule plus et que j’ai un vrai problème de consonnes ! Et de voyelles aussi d’ailleurs. Bref d’articulation en général ! Et ça a beaucoup fait rire tout le monde, notamment Cédric qui a tout observé. Mais ce qui est génial c’est que, quand il m’a passé la scène, sur le papier il manquait des consonnes et des voyelles ! Tout était écrit ! Je me suis dit que je n’allais jamais arriver à la jouer cette scène ! Pour m’aider, je me souviens avoir pris une bouteille de jus de raisin pour m’en servir régulièrement en m’en disant « mon cerveau va penser que c’est une bouteille de vin » et tout ce que ça a fait, c’est que j’ai eu mal au ventre ! (rires) Et bon à un moment donné je me suis lancé et ça a marché. Mais ce n’était pas évident à faire".

Pour Cédric Klapisch, tourner un fim, c’est aussi faire un documentaire sur les acteurs en train de tourner ? Qu’en pensez vous ?

"Que c’est une phrase de grand réalisateur. C’est une des raisons pour lesquelles j’avais envie de tourner avec lui, parce que c’est quelqu’un qui est d’abord sur l’humain avant d’être sur la prétention ou l’image. Il veut raconter une histoire, il veut raconter des personnages, des bouts de vie, des relations. Il n’y a pas un de ses fims où je ne vois pas la vérité totale dans ses personnages ou dans leurs situations, dans leurs dialogues ou leur manière d’être. J’y vois tout ce qu’est l’être humain et la société d’aujourd’hui et les complications émotionnelles que l’on peut tous avoir. Si on n’observe pas comme lui observe, on n'arrive pas à écrire ça. Et c’est sa plus grande qualité. Du coup on voit très bien quand il nous observe. Il y a des choses qui le font rire, qui le touchent, et c’est tellement agréable d’être regardé avec tant de bienveillance, parce qu’on sait très bien qu’après, s’il écrit par rapport à nous ça va se ressentir. Et ça se ressent dans l’ambiance du tournage".

Comment s’est passé le tournage ?

"Au départ, on nous avait dit : « il y a plein de chefs de postes qui vont changer durant ces huit mois, parce qu’ils vont avoir d’autres tournages, et il faudra recréer des équipes à chaque fois. » Et bien il n’y a pas une seule personne qui n’ait préféré aller sur un autre tournage. Tout le monde s’est dit : je préfère ne pas tourner pendant deux mois pour être sûr d’être là quand le film va reprendre. Du coup, il y avait cette volonté commune que le fim soit bien. Il n’y avait pas d’engueulade, de trucs d’égo qui peuvent parfois entacher un tournage, tout simplement parce que quand le réalisateur n’a pas ce genre de problème, l’équipe suit. En tant qu’actrice, ça m’a permis d’aller lui parler comme je n’ai jamais parlé à un réalisateur et de lui dire des choses comme le fait que j’aimerais beaucoup que l’on voie mon personnage s’imposer. Et c’est quelque chose qu’il a intégré. C’est génial parce qu’en plus c’est un challenge. C’est quelque chose qu’il avait écrit pour moi, donc je ne pouvais pas le décevoir".

Ça ne vous faisait pas peur de vous engager sur un tournage pour huit mois ?

"D’abord, ça peut être la même chose avec le théâtre, c’est six mois minimum de disponibilité. Et puis quand on est une comédienne de mon âge, avoir la possibilité de tourner sur un an avec Cédric Klapisch, c’est la meilleure école que l’on puisse faire. J’étais plutôt contente ! Et même de ne pas avoir fait d’autres choses au milieu. Je me souviens m’être dit c’est mon année pour le fim de Cédric. Je me souviens que mon père m’a dit : « Keep cool ! Tu fais le fim de Klapisch ! Relaxe-toi ! Tu n’as pas besoin d’autres choses. Fais bien ce fim, travaille-le, étudie-le, parles-en avec Cédric, prends le temps de bien faire les choses. Mais tu es bien ! » Et il avait raison. Ce qui était chiant en revanche, c’est que je n’ai pas pu toucher à mes cheveux pendant un an et pour une fille, c’est assez compliqué ! (rires) D’ailleurs la première chose que j’ai faite le tournage terminé, c’est que je les ai coupés !"

C’était facile de se remettre dans le bain du tournage après chaque coupure ?

"À chaque fois qu’on s’est retrouvés on constatait, Pio, François, Jean-Marc et moi que nos personnages ne nous avaient jamais quittés. C’en était même troublant ! Et ce qui était génial c’est que mon personnage évoluait, s’imposait encore plus et moi aussi je m’imposais plus ! En un an, il se passe des choses dans nos vies : on grandit, on s’émancipe. Et du coup je vois dans le film ma propre émancipation. C’était une chance pour moi, pour mon personnage d’avoir cette année pour le jouer, pour aller toucher de vraies choses. D’oser. Parce que le danger, quand on est face à un grand réalisateur comme Cédric, c’est d’avoir peur d’oser des choses. Alors que là non, justement Cédric m’a donné la capacité d’oser, de lui proposer des choses. Il adore ça. Et la Ana de juin 2016 par rapport à la Ana d’août 2015 a perdu de sa timidité, parce qu’elle a vu dans ses yeux de la confiance… C’était formidable !"