film
Mia Hansen-Løve : Dans chaque homme, il y a quelque chose qui pèse lourd
Mia Hansen-Løve :
"Dans chaque homme, il y a quelque chose qui pèse lourd : ce sont les armures, qui embarrassent les chevaliers, quand ils ne se battent pas.
On les entend cliqueter, en permanence, souvent elles couvrent leurs voix. Elles les empêchent de se déplacer librement, les rend gauches.
La parole aussi est encombrée ; elle nécessite une cérémonie marquée par le geste des chevaliers qui soulèvent la visière de leur casque.
Une seule fois, presque, Lancelot est délesté : quand il cède à son désir pour Guenièvre, et commence à se déshabiller.
Guenièvre, on le sent, en frémit."

Mia Hansen-Løve
Lars von Trier "Nazi" - man muss noch Chaos in sich haben, um einen tanzenden Stern gebären zu können (Nietzsche)






Friedrich Nietzsche :
"man muss noch Chaos in sich haben, um einen tanzenden Stern gebären zu können.
pour pouvoir engendrer une étoile qui danse il faut en soi-même encore avoir quelque chaos.
one must still have chaos in one, to give birth to a dancing star."
Ein Buch für Alle und Keinen [Erster Teil]
Von Friedrich Nietzsche 1883
Zarathustra’s Vorrede
Lars von Trier :
"I had thought, especially after I saw Bruno Ganz in that film about Hitler, that there is a little Hitler-like man inside of all of us.
(...)
The force in me that makes me say and do stupid things—I get overexcited—also allows me to make my kind of films. I can tell you one thing: I will never do a press conference again."
Source : Indiewire : INTERVIEW | Lars von Trier: “I will never do a press conference again.”
Un film de Lars von Trier
Avec : Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg, Kiefer Sutherland, Charlotte Rampling, John Hurt...
Une belle histoire sur la fin du monde...
EDIT. --> Le meilleur article pour comprendre la polémique Lars von Trier dans son contexte et ses intentions : Polémique à Cannes : Lars von Trier, antisémite ou mauvais plaisantin
Mlle de Stermaria - A la recherche du temps perdu - Marcel Proust










Marcel Proust : "Hélas, d'aucune de ces personnes le mépris ne m'était aussi pénible que celui de M. de Stermaria.
Car j'avais remarqué sa fille dès son entrée, son joli visage pâle et presque bleuté, ce qu'il y avait de particulier dans le port de sa haute taille, dans sa démarche, et qui m'évoquait avec raison son hérédité, son éducation aristocratique et d'autant plus clairement que je savais son nom – comme ces thèmes expressifs inventés par des musiciens de génie et qui peignent splendidement le scintillement de la flamme, le bruissement du fleuve et la paix de la campagne, pour les auditeurs qui, en parcourant préalablement le livret, ont aiguillé leur imagination dans la bonne voie.
La « race », en ajoutant aux charmes de Mlle de Stermaria l'idée de leur cause, les rendait plus intelligibles, plus complets.
Elle les faisait aussi plus désirables, annonçant qu'ils étaient peu accessibles, comme un prix élevé ajoute à la valeur d'un objet qui nous a plu.
Et la tige héréditaire donnait à ce teint composé de sucs choisis la saveur d'un fruit exotique ou d'un cru célèbre.
(...)
Comme toujours, mais plus facilement pendant que son père s'était éloigné pour causer avec le bâtonnier, je regardais Mlle de Stermaria.
Autant que la singularité hardie et toujours belle de ses attitudes, comme quand, les deux coudes posés sur la table, elle élevait son verre au-dessus de ses deux avant-bras, la sécheresse d'un regard vite épuisé, la dureté foncière, familiale, qu'on sentait, mal recouverte sous ses inflexions personnelles, au fond de sa voix, et qui avait choqué ma grand'mère, une sorte de cran d'arrêt atavique auquel elle revenait dès que dans un coup d'œil ou une intonation elle avait achevé de donner sa pensée propre ; tout cela ramenait la pensée de celui qui la regardait vers la lignée qui lui avait légué cette insuffisance de sympathie humaine, des lacunes de sensibilité, un manque d'ampleur dans l'étoffe qui à tout moment faisait faute.
Mais à certains regards qui passaient un instant sur le fond si vite à sec de sa prunelle et dans lesquels on sentait cette douceur presque humble que le goût prédominant des plaisirs des sens donne à la plus fière, laquelle bientôt ne reconnaît plus qu'un prestige, celui qu'a pour elle tout être qui peut les lui faire éprouver, fût-ce un comédien ou un saltimbanque pour lequel elle quittera peut-être un jour son mari ;
à certaine teinte d'un rose sensuel et vif qui s'épanouissait dans ses joues pâles, pareille à celle qui mettait son incarnat au cœur des nymphéas blancs de la Vivonne, je croyais sentir qu'elle eût facilement permis que je vinsse chercher sur elle le goût de cette vie si poétique qu'elle menait en Bretagne, vie à laquelle, soit par trop d'habitude, soit par distinction innée, soit par dégoût de la pauvreté ou de l'avarice des siens, elle ne semblait pas trouver grand prix, mais que pourtant elle contenait enclose en son corps.
Dans la chétive réserve de volonté qui lui avait été transmise et qui donnait à son expression quelque chose de lâche, peut-être n'eût-elle pas trouvé les ressources d'une résistance."
Sex is Power - Le sexe, c'est le pouvoir




"Sex is power. Le sexe, c'est le pouvoir."
Affiche du film de Barry Levinson
Synopsis : "Cadre dans une firme spécialisée en réalité virtuelle, un père de famille est accusé par sa patronne de harcèlement sexuel. Il réussit à se disculper, mais l'affaire rebondit lorsqu'il découvre que l'accusation visait à masquer d'importantes manipulations techniques dans la firme."
"Tout réussit à Tom SANDERS : il mène une vie familiale heureuse et poursuit une brillante carrière. Jusqu'au jour où Meredith JOHNSON, une ravissante ex-petite amie, devient son supérieur hiérarchique. Celle-ci s'acharne à séduire Tom qui résiste. Mais en refusant ses avances, Tom met soudain en péril sa situation et sa famille : accusé de harcèlement sexuel par Meredith, sa vie devient un cauchemar. C'est le début d'une lutte sans pitié, à la fois juridique, psychologique et tactique, dont seulement l'un des deux sortira gagnant."